Le Prism’Emploi dresse un bilan de l’emploi intérimaire en 2018

22/02/2019
Le Prism’Emploi dresse un bilan de l’emploi intérimaire en 2018

En ce début d’année 2019, le Prism’Emploi a publié son baromètre de l’emploi intérimaire sur l'année 2018. Retrouvez les derniers chiffres importants qu’il faut retenir.

Une progression de +1,8 % de l’emploi intérimaire en 2018

Au cours de l’année 2018, l’emploi intérimaire a progressé en moyenne de +1,8 %, correspondant à la création de près de 13 000 emplois en équivalent temps plein. Depuis la reprise du marché du travail temporaire en 2015, ce sont ainsi 200 000 emplois en équivalent temps plein qui ont été créés par le secteur.

Les évolutions trimestrielles ont été caractérisées par un premier semestre dynamique : +8,8 % au premier trimestre puis +4,8 % au deuxième. L’année s’est poursuivie par une stagnation au troisième trimestre avec -0,4 % et s’est conclue par un recul au quatrième trimestre de -4,8 %.

L’intérim représente une part relativement stable de l’emploi salarié en France entre 2,9% et 3,6%, depuis 2000.

Une nette augmentation pour les salariés cadres et les professions intermédiaires

En 2018, toutes les catégories professionnelles sont orientées à la hausse. Toutefois, les cadres et professions intermédiaires et les employés se démarquent avec une progression de +3,5 %. Les ouvriers qualifiés progressent de +1,3 % et les ouvriers non qualifiés de +0,9 %.

Le travail temporaire chez les ouvriers non qualifiés a été particulièrement dynamique au premier trimestre (+10,7 %) mais a connu une baisse qui s’est amplifiée tout au long de l’année (+3,8 % au deuxième trimestre, -2,7 % au troisième trimestre et -6,4 % au 4ème trimestre). Les métiers des ouvriers qualifiés ont connu le même type d’évolution mais avec des écarts moins marqués (entre +7,2 % au premier trimestre et -5,2 % au 4ème trimestre). Les cadres et professions intermédiaires et les employés connaissent également un ralentissement puis une baisse au 4ème trimestre mais de moins grande ampleur.

Les tendances mensuelles, comprises entre +10,4 % en mars et -5,9 % en décembre, sont restées positives jusqu’en août 2018. Le tassement observé à partir du mois de septembre a continué tout au long du 4e trimestre.

L’emploi intérimaire selon les secteurs d’activité

Les tendances trimestrielles par secteur ont été particulièrement volatiles, notamment dans les transports, qui sont passés de +17,0 % au premier trimestre à -8,9 % au quatrième trimestre. De même, mais dans une moindre mesure, l’industrie a connu une dégradation continue passant de +8,9% au premier trimestre à -9,1% au quatrième trimestre. Le BTP et les services ont enregistré des évolutions moins heurtées et positives tout au long de l’année. Le BTP est ainsi resté dans une fourchette de tendances comprise entre +6,5 % au premier trimestre et +2,8 % au second. Dans le secteur des services, l’évolution a été particulièrement stable, comprise entre +6,9 % au premier trimestre à +4,6 % au quatrième.

Les évolutions sectorielles, relativement homogènes en 2017, ont été plus disparates en 2018. Avec +6,4 % sur l’année, le secteur des services a enregistré la plus forte croissance. Les secteurs du BTP et des transports ont connu un développement quasi similaire (respectivement +4,4 % et +3,8 %) tandis que le commerce a stagné (+0,4 %). Enfin, l’industrie a connu une dégradation continue sur l’année avec -0,4 %. 

Quid de l’emploi intérimaire dans les régions de France ?

L’année dernière, l’emploi intérimaire a progressé dans toutes les régions de France, à l’exception de l’Occitanie (-0,7 %) et de la Normandie (-1,0 %). Les régions les plus dynamiques sont l’Auvergne-Rhône-Alpes (+5,1%), Provence-Alpes-Côte d’Azur (+3,9%) et Pays-de-la-Loire (+3,4%). Quant à la région Ile-de-France, l’emploi intérimaire a augmenté de +1,1% seulement.

Le CDI intérimaire continue de séduire les travailleurs temporaires

En 2018, 25 200 CDI intérimaires ont été signés en France, soit une moyenne de 2 100 nouveaux contrats chaque mois. Au total, depuis sa mise en place en 2014, 51 600 CDII ont été signés entre les agences d’emploi et les intérimaires. Si l’on tient compte de la création d’emploi en CDII, « la tendance annuelle de l’emploi intérimaire se situerait donc à près de +4,0 % au lieu de +1,8 %, hors CDII ».

Le CDII a été officiellement reconnu comme contrat de travail en septembre 2018, après plusieurs années de test concluant. Pour les intérimaires, il s’agit avant tout d’une solution alternative permettant de « bénéficier de la sécurité d’un CDI et de dispositifs de formation ». En effet, entre deux missions d’interim, le travailleur temporaire ayant signé un CDII est payé par son agence d’emploi et peut suivre une formation afin de compléter ses compétences professionnelles et décrocher davantage d’opportunités. Cela lui permet de percevoir une rémunération chaque mois. Quant aux entreprises utilisatrices, elles « conservent la souplesse du recours à un salarié pour des missions ponctuelles ». Enfin, les agences d’emploi comme LIP proposent des CDII aux intérimaires fidèles et compétents.

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