Les agences LIP s'engagent dans la formation pour réfugiés avec HOPE

29/11/2019
Les agences LIP s'engagent dans la formation pour réfugiés avec HOPE

Pour pallier le manque de main d’oeuvre disponible dans les secteurs du BTP, des services et de l’industrie, plusieurs organismes se sont associés afin de créer l’opération HOPE, une formation réservée aux réfugiés autorisés à travailler en France. Le Groupe LIP et ses agences s’engagent.

Une formation pour les réfugiés proposée par Hope

En anglais, le terme “hope” signifie “espoir”. C’est sans doute pour cette raison que l’Etat, l’AFPA, Pôle Emploi, le FASTT et l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) ont choisi ce nom pour leur programme de formation dédié aux réfugiés présents sur le territoire français.

Hope, c’est un projet pour l’emploi et l’autonomie des personnes réfugiées. Les différents organismes participants s’engagent à accompagner les bénéficiaires dans leurs démarches administratives, dans la recherche d’un logement ou d’un emploi.

Concernant la partie emploi, c’est le FAF-TT (Fonds d’assurance formation du travail temporaire) qui sollicite les agences d’intérim pour participer au programme de formation pour réfugiés HOPE. Si une agence est intéressée, elle communique le nombre de réfugiés qu’elle souhaite accompagner mais ne choisit pas les candidats.

Pour le moment, l’opération HOPE ne concerne que trois secteurs d’activité, à savoir l’industrie, le BTP et les services. Ainsi, les personnes sélectionnées sont formées aux métiers de coffreur, menuisier, bancheur, soudeur… Il est fort à parier que d’autres domaines devraient être ajoutés à la liste dans les prochaines années afin de répondre aux nombreuses pénuries de main d’oeuvre que rencontrent les entreprises.

Une formation professionnalisante de six mois pour les réfugiés

Le programme HOPE s’adresse uniquement aux personnes réfugiées ayant une autorisation subsidiaire, c’est-à-dire qu’elles doivent avoir obtenu l’autorisation de rester en France et d’y travailler. Ensuite, le seul pré requis exigé pour rejoindre la formation pour réfugiés est d’attester d’un niveau de langue française A1. Une fois ceci confirmé via des tests, les participants suivent une formation de six mois comprenant :

  • 400 heures de français adapté au secteur professionnel choisi dont 70 heures de stage obligatoire en entreprise (2 semaines) ;

  • 450 heures d’apprentissage métier et de soutien en français.

Tout au long de leur parcours, les participants sont hébergés et nourris par l’AFPA. En parallèle, ils perçoivent une petite indemnité financière de la part de Pôle Emploi.

Une attestation et un diplôme de formation en langue française

A la fin du programme, les participants obtiennent une attestation de suivi de formation délivrée par l’AFPA, un diplôme de formation en langue française ainsi que l’ASR (attestation de sécurité routière) qui peut faciliter le passage d’un premier titre de conduire.

Depuis le lancement de cette formation dédiée aux réfugiés en 2017, 1 500 réfugiés ont été formés via le programme HOPE. Parmi ces personnes motivées, 78% ont obtenu leur certification professionnelle et 68% ont décroché un emploi à la fin de la formation.

Une formation pour les réfugiés partout en france métropolitaine

Chaque région de France dispose d’un référent nommé par le FAF-TT. Il a pour mission de se renseigner sur les besoins en main d’oeuvre et de solliciter les agences d’intérim pour qu’elles s’investissent dans le projet HOPE. A ce jour, l’opération n’est proposée qu’en France métropolitaine et chaque année, plusieurs sessions sont organisées en fonction des régions et des besoins en personnel.

Quels sont les engagements d’une agence d’intérim ?

Cette année, plusieurs agences d’intérim LIP se sont engagées auprès du FAF-TT pour accompagner des personnes réfugiées dans leur insertion professionnelle. A titre d’exemple, le 19 novembre 2019, le premier réfugié de l’agence LIP BTP à Clermont-Ferrand a commencé une formation pour devenir coffreur bancheur.

Les chargés d’affaires s’engagent alors à participer aux comités de pilotage aux côtés d’autres agences d’intérim pour suivre l’avancement du projet et rencontrer les réfugiés. Ensuite, ils ont pour mission de trouver l’entreprise utilisatrice qui va former l’intérimaire lors d'un stage obligatoire de deux semaines. Enfin, une fois le parcours terminé, les chargés d’affaires doivent trouver des missions de travail temporaire, un CDD ou un CDI au nouvel intérimaire formé afin qu’il puisse mettre en pratique ce qu’il a appris.

Des réfugiés formés au métier de coffreur bancheur à Lyon et Clermont-Ferrand

Au sein de l’agence spécialisée dans le gros oeuvre, les TP et les travaux sur corde à Lyon, Wilfried Rousset, chargé d’affaires, participe pour la première fois à l’opération Hope en accompagnant un jeune syrien de 21 ans arrivé avec sa famille en France. Si son niveau de langue française est encore bas, il est très motivé pour apprendre le métier de coffreur bancheur. Il effectue actuellement son premier stage de deux semaines au sein de la société Vinci où tout se passe très bien. Son tuteur nous précise qu'il "a la bonne volonté d'apprendre. Il pose et repose des questions pour comprendre les consignes, j'aime bien cette volonté chez les jeunes. Il ne connaissait pas le bâtiment mais il s'est vite intégré à l'équipe". Au quotidien, Abdo se voit confier des missions de manoeuvre pour aider au coffrage, au ferraillage et au bétonnage. Il participe également au rangement et au nettoyage des outils, ce qui lui permet de voir l'ensemble des tâches d'un maçon coffreur. Dans quelques mois, Abdo fera partie du vivier d’intérimaires qualifiés de cette agence d’intérim.

Une troisième agence LIP s'est engagée auprès du FAF-TT pour accompagner un réfugié dans sa formation de maçon coffreur. Adam Aboubakar est un Soudanais de 27 ans. Arrivé en France en février 2019 avec sa mère et ses soeurs, il n'a jamais été à l'école mais parle très bien le français. Il possède quelques notions en maçonnerie et est très motivé pour apprendre le métier de maçon coffreur. Sandra Aujol, directrice de l'agence BTP à Clermont-Ferrand, a eu l'occasion de le rencontrer et de lui remettre des EPI et quelques affaires LIP pour qu'il soit accueilli dans les règles de l'art. Le premier stage d'observation de deux semaines débutera mi-janvier et Sandra peut déjà compter sur une entreprise utilisatrice prête à accueillir le jeune réfugié.

Sandra et Adam lors de leur première rencontre le 26 novembre 2019

Devenir maçon VRD à Grenoble grâce à l'opération HOPE

Nathalie Hernandez, directrice de l’agence LIP Industrie BTP à Grenoble a été la première à se lancer dans l’aventure HOPE au début de l’année 2019. Elle a accompagné Hamid, un Soudanais de 27 ans, tout au long de sa formation pour devenir maçon VRD. Aujourd’hui, et depuis la fin de son parcours, il enchaîne les missions d’intérim chez un client qui l’a pris sous son aile et avec qui tout se passe très bien. C’est une véritable satisfaction de pouvoir lui apporter de l’aide, alors qu’il est arrivé seul en France.

Avec le recul, Nathalie avoue qu’il y a beaucoup de réunions et que cela demande un lourd investissement mais il s’agit d’une opération qui correspond parfaitement à la mission sociale à laquelle tiennent cette directrice d’agence et son équipe. Accompagner des personnes réfugiées, qui ont une situation compliquée, c’est une très belle aventure. D’ailleurs, l’agence a d’ores et déjà prévu d’accompagner deux nouveaux réfugiés syriens grâce au programme HOPE. Ils vont commencer le parcours de formation dans quelques jours et seront formés eux aussi au métier de maçon VRD à Grenoble.

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