Observatoire de l'intérim et du recrutement en 2020

L’observatoire de l’intérim et du recrutement a récemment publié les résultats de leur enquête réalisée en juillet 2020. Au total, 1 000 salariés intérimaires et 1 000 personnes du grand public ont été interrogés pour partager leur expérience en intérim ou l’image qu’ils en ont. Regardons ensemble les données obtenues !

Une opinion très positive de l’intérim…

À la question, “de manière générale, quelle opinion avez-vous de l’intérim ?”, 81% des salariés intérimaires ont répondu avoir une très bonne ou plutôt bonne image de l’intérim (respectivement 27% et 54%) tandis que 13% ont plutôt une mauvaise opinion et 5% une très mauvaise.

Du côté des personnes du grand public, les avis divergent selon leur statut professionnel. En effet, les salariés du secteur privé ont une bonne opinion de l’intérim (71 %), tout comme les salariés du secteur public (63 %). Quant aux demandeurs d’emploi, 68% d’entre eux ont une bonne image de ce type de contrat de travail. Enfin, ce sont les étudiants qui ont la meilleure opinion avec 77%.

La bonne impression de l’intérim a progressé de 4 points par rapport à 2019, est-ce la preuve que les mentalités changent ? Il faudra attendre encore quelques années pour tirer des conclusions à ce sujet mais l’enquête révèle cependant une tendance très positive : le travail temporaire est bien considéré par les salariés intérimaires mais aussi le grand public.

… mais des idées reçues qui perdurent !

Les 2 000 répondants à l’enquête étaient invités à citer les trois mots ou expressions qui leur viennent à l’esprit quand on leur parle d’intérim. Les deux premiers sont alors assez péjoratifs puisqu’il s’agit “d’avenir incertain” et de “précarité”. En troisième position, la liberté relève un peu le niveau. Ensuite, les éléments factuels ou d’utilité comme les termes “salaire, mission, travail” suivent.

Ce que les salariés temporaires ont acquis grâce à l’intérim

A la question « D’une manière générale, l’intérim vous-a-t-il apporté quelque chose en ce qui concerne… ? », les 1 000 intérimaires ont donné leur avis sur plusieurs compétences. Voici en image les différentes réponses.

compétences en intérim

En résumé, les intérimaires ayant effectué une mission en intérim au cours de l’année 2019 ont pu acquérir de nouvelles compétences (79%), développer leur capacité d’adaptation (78%) et leur expérience du travail en équipe (73%), cultiver l’autonomie (71%) et enfin élargir le sens des responsabilités (63%).

Les éléments de satisfaction des intérimaires en mission

81% des répondants intérimaires se disent satisfaits de l’équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée, soit une augmentation de 6 points par rapport à l’observatoire de 2019. 76% se montrent positifs à l’égard de l’intérêt du travail et 74% sont satisfaits des délais entre les missions.

En revanche, deux critères ont connu une baisse de satisfaction à savoir la rémunération (-6 points) et la reconnaissance professionnelle (-4 points).

L’intérim, solution pérenne ou outil pour booster sa carrière ?

Tous les répondants à l’enquête étaient invités à donner leur avis sur leur idée du travail en intérim. Les réponses obtenues diffèrent selon le statut des personnes interrogées.

43% des intérimaires considèrent que l’intérim « peut être une bonne solution pendant plusieurs années », 37% estiment que c’est « une solution d’attente en cas de difficultés sur le marché du travail » et enfin 18% pensent que c’est « utile pour démarrer sur le marché du travail mais qui doit durer peu de temps ».

Pour les salariés du privé et les demandeurs d’emploi, les tendances s’inversent. La majorité pensent que l’intérim est une solution permettant de pallier des difficultés de façon temporaire.

Enfin, les salariés du secteur public et les étudiants considèrent que ce type de contrat de travail est un bon moyen de démarrer sur le marché du travail mais ne doit pas durer sur le long terme.

56% des intérimaires interrogés dans le cadre de l’enquête se disent prêts à continuer à travailler en intérim, pendant au moins un an pour 70% d’entre eux. En revanche, 42% souhaitent trouver un contrat plus fiable comme un CDI ou CDD, ou alors devenir indépendant.

Les agences d’intérim continuent d’inspirer confiance

Globalement, 80% des répondants n’hésiteraient pas à se tourner vers les agences d’intérim pour (re)trouver un emploi. Ils ont également confiance en ces professionnels du recrutement pour les aider à trouver un CDD ou CDI.

42% des demandeurs d’emploi ont le réflexe de contacter une agence d’intérim pour les aider dans leurs recherches, mais la première place revient inévitablement à Pôle Emploi (82%). Les cabinets de recrutement sont sur la troisième marche du podium (11%).

Le CDI intérimaire est-il connu et recherché par les salariés ?

Ce type de contrat créé il y a quelques années rencontrent un franc succès auprès de celles et ceux qui le signent dans leur agence d’emploi. En revanche, il ne fait pas rêver tout le monde d’après l’observatoire de l’intérim et du recrutement. En effet, seuls 46% des intérimaires répondants accepteraient de signer un CDI-I.

Les conditions d’entrée en intérim

En mars 2020, 500 nouveaux intérimaires ont été interrogés sur leur parcours professionnel AVANT d’accepter une mission d’intérim. Voici les résultats obtenus !

Ces trois dernières années, 62% des nouveaux intérimaires sont des hommes, contre 38% de femmes. Pas de changement donc de ce côté-là. En revanche, l’âge moyen d’un salarié au moment de sa première expérience en intérim a augmenté, passant de 23 ans dans les années 1990 à 26 ans aujourd’hui.

La situation professionnelle avant l’inscription en agence d’emploi

71% des répondants étaient sans emploi (inscrits à Pôle Emploi ou non) avant de pousser les portes d’une agence d’intérim pour la première fois. A cela s’ajoutent 14% des étudiants ou élèves et enfin, 14% de personnes étaient déjà en poste en CDI, CDD ou contrat d’alternance.

Quelles sont les attentes des nouveaux intérimaires vis-à-vis de l’intérim ?

À la question « quelle est la raison principale qui vous a amené à travailler en intérim ? », les réponses sont différentes. 47% étaient davantage dans une logique d’accès à l’emploi (CDD ou CDI introuvable, volonté de travailler rapidement), 28% comptaient sur l’intérim pour se former et acquérir de premières expériences professionnelles, 12% des répondants ont suivi un choix personnel (souhait de s’arrêter à tout moment, période disponible) et enfin, 9% ont opté pour l’intérim dans l’objectif de trouver un emploi permanent dans au moins une entreprise utilisatrice.

Pourquoi les salariés refusent-ils une mission d’intérim ?

C’est souvent un mystère pour les chargés de recrutement qui reçoivent des refus de la part des intérimaires qu’ils sollicitent pour une mission. Là encore, les raisons sont très variées. En voici quelques exemples :
– 34% effectuaient une autre mission pour une autre agence d’emploi
– 23% estiment que la mission proposée ne correspondait pas à leur qualification
– 16% n’appréciaient pas les horaires de travail proposés
– 14% ont refusé une mission car elle était trop éloignée de leur domicile
– 11% trouvaient la durée de la mission trop courte (contre 2% pour une mission trop longue)
– 9% n’étaient pas en adéquation avec la rémunération proposée

Pour consulter l’intégralité du document Regards croisés sur l’intérim, rendez-vous sur le site de l’Observatoire de l’intérim et du recrutement.

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