travail temporaire employabilite

Découvrez le dernier communiqué de presse de Prism’Emploi, représentant des professionnels du recrutement et de l’intérim.

La branche du travail temporaire se mobilise pour préserver l’employabilité des salariés intérimaires devenus demandeurs d’emploi

La crise sanitaire que nous traversons impacte très fortement l’activité économique de notre pays. Plus qu’un ralentissement, elle a connu un véritable coup d’arrêt brutal lors du confinement. Pour veiller à protéger ses salariés sur tous les plans, la branche du travail temporaire poursuit sa mobilisation et sécurise l’employabilité des salariés intérimaires qui se sont retrouvés au chômage du fait de la crise.

La branche poursuit, grâce à un dialogue social très constructif, son accompagnement au plus près des salariés intérimaires. Après avoir garanti la protection et la sécurité sanitaire de tous (salariés intérimaires et permanents) via deux décisions paritaires unanimes, les organisations syndicales de salariés et Prism’emploi s’engagent pour préserver l’employabilité des salariés intérimaires par le biais de la formation.

Un dispositif mis à leur service : la préparation opérationnelle à l’emploi collective (POEC)

Les partenaires sociaux de la branche ont décidé, lors de la Commission paritaire nationale pour l’emploi (CPNE) du 10 juin, d’agir en vue de sécuriser l’employabilité des salariés intérimaires qui se sont retrouvés au chômage du fait de la crise économique et sanitaire, en assouplissant, les règles de mise en œuvre de la préparation opérationnelle à l’emploi collective (POEC).

Ce dispositif, qui permet de former des demandeurs d’emploi aux métiers pour lesquels les entreprises rencontrent des difficultés de recrutement, devra permettre aux salariés intérimaires sans emploi d’être accompagné vers un retour au plus près des opportunités d’emploi.

Un assouplissement exceptionnel et sur-mesure

À titre exceptionnel et temporaire, jusqu’au 31 décembre 2020, la CPNE a décidé d’assouplir les règles de mise en œuvre des POEC en vigueur dans la branche :

• Elle ouvre ainsi la possibilité pour les ETT et les ETTI (entreprises de travail temporaire d’insertion) de proposer à des candidats des POEC. Ces formations visent aussi bien l’acquisition de compétences liées aux métiers figurant sur la liste déterminée par la CPNE que des actions de formation plus généralistes favorisant l’insertion des personnes (telles que notamment l’acquisition de compétences transverses ou la préparation à l’emploi).

• Elle lève la règle liée à l’engagement d’emploi de 6 mois à l’issue de la POEC tout en soulignant l’exigence d’une insertion professionnelle à l’issue du parcours. L’obligation pour l’ETT, dès le début du parcours en POEC, de transmettre à AKTO un engagement de mission en lien avec ce parcours n’est plus exigée, à titre temporaire.

• Elle précise que les personnes ciblées en priorité par l’ensemble de ces assouplissements sont les salariés intérimaires qui se sont retrouvés au chômage du fait de la crise économique et sanitaire et sont de ce fait les plus impactés par la perte d’emploi.

Ces assouplissements exceptionnels et temporaires s’appliquent aux POEC démarrant à compter du 10 juin.

La branche du travail temporaire, avec AKTO et en lien avec la DGEFP et Pôle emploi, s’engage à faciliter l’accès à la POEC aux salariés intérimaires ayant perdu leur emploi.

Le dispositif POEC est très utilisé par la branche du travail temporaire qui consacre annuellement 2,67% de sa masse salariale à la formation auxquels s’ajoute la taxe d’apprentissage de 0,68% – soit plus de 500 millions d’euros au total. En 2019, ce sont 11000 POEC qui ont été suivies par les salariés intérimaires. Le dispositif repose sur une formation d’une durée comprise entre 41 et 400 heures et il est proposé dans de nombreux métiers.

Source : Communiqué de Presse Prism’Emploi, 22 juin 2020

L’impact de la crise sanitaire sur le travail temporaire – Communiqué de presse PRISM’EMPLOI

Les premiers chiffres de l’impact du Covid-19 sur les entreprises de travail temporaire viennent d’être publiés par Prism’Emploi.

Etroitement corrélé à la conjoncture économique, le secteur du travail temporaire est violemment frappé par les conséquences de la crise sanitaire du Covid-19 et se mobilise pour mettre en œuvre les mesures prises par les pouvoirs publics pour pallier les difficultés économiques.

Vos agences d’intérim LIP sont toujours joignables !

Le Groupe LIP et ses 160 agences d’intérim ne font malheureusement pas exception à la règle face au Coronavirus. Chaque jour, le planning de nos intérimaires en poste diminue. Nos clients respectent les mesures imposées par le Gouvernement pour protéger leurs salariés en CDI, CDD mais aussi nos nombreux intérimaires, et nous ne pouvons que les encourager dans ce sens.

A ce jour, nous comptons plus de 2 000 travailleurs temporaires encore en poste, notamment dans le secteur du BTP, du Transport, du Médical et du Tertiaire. Nous nous devons d’être joignables pour les accompagner dans leurs missions.

Toutes nos agences d’intérim LIP ont fermé leurs portes au public mais nos chargés d’affaires et consultants sont disponibles par téléphone ou email. Vous avez une question ? Vous souhaitez faire travailler un intérimaire pendant cette crise ? Contactez l’agence LIP la plus proche de chez vous !

Le secteur de l’intérim se trouve profondément frappé par l’épidémie de Covid-19 et les restrictions nécessaires prises par les pouvoirs publics pour limiter la propagation du virus

En l’état actuel, les enseignes de travail temporaire font état de taux de réduction de leur activité très préoccupants, qui varient entre 60% et 90% selon les secteurs dans lesquels elles opèrent. Sur la période du 1er au 15 mars 2020, le marché est resté orienté sur la tendance observée depuis le début de l’année, avec une baisse de 5% du nombre d’équivalents temps plein (CTT et CDI-I) par rapport à la même période en 2019. L’estimation d’activité pour la période du 16 au 31 mars accuse une chute de 75%. Rapportée en nombre d’équivalents temps plein (ETP), la perte d’emplois imputable à la crise sanitaire s’élèverait ainsi à 557 500 ETP entre la première et la seconde moitié du mois de mars 2020. Alors que plus de 750 000 ETP étaient comptabilisés avant le 15 mars, ce chiffre tombe à 199 000 pour la seconde moitié du mois.

Les quelques secteurs comme le commerce de détail et la distribution, où l’intérim joue son rôle de remplacement des salariés absents, malades ou retenus à domicile pour assurer la garde des enfants, représentent une très faible part du volume de l’intérim. En effet, ce sont les secteurs de l’industrie (39%) et du BTP (19 %) qui emploient près de 60% des salariés intérimaires. Le secteur du commerce de détail, par exemple, représente environ 3,5% des effectifs totaux.

Prism’emploi accompagne ses adhérents

Prism’emploi est pleinement mobilisé et en dialogue constant avec les autorités publiques pour accompagner ses adhérents et les aider à maintenir la continuité de leurs services et une partie de l’emploi intérimaire. Il met à leur disposition les informations et le conseil nécessaires pour leur permettre d’appliquer les mesures économiques et financières mises en œuvre par les pouvoirs publics pour soutenir les entreprises, en particulier le report des échéances sociales et fiscales et le recours au dispositif de chômage partiel.

Les salariés permanents comme les salariés intérimaires sont éligibles au dispositif d’activité partielle dans les conditions prévues par les textes. Les entreprises de travail temporaire peuvent bénéficier du dispositif d’activité partielle pour leurs salariés intérimaires, dès lors que leur client arrête les contrats de mise à disposition.

Par ailleurs, dans ce contexte de crise, les agences d’emploi jouent plus que jamais leur rôle d’information et de soutien auprès des salariés intérimaires. Elles répercutent les recommandations en matière de prévention. Le Fonds d’Action Sociale du Travail Temporaire a également mobilisé ses outils d’information (newsletter, sms, publications web) pour informer sur la pandémie, rappeler les gestes barrière et promouvoir la solution de téléconsultation médicale mis en œuvre par Medaviz et prise en charge par le FASTT. Près de 300 000 salariés intérimaires ont été destinataires de cette campagne d’information.

Les agences d’emploi, sollicitées par leurs clients qui voient leur activité se maintenir ou se développer, notamment dans le secteur de la logistique, de la grande distribution, de l’agroalimentaire, font le maximum pour mobiliser leur vivier de salariés intérimaires et trouver des ressources pour répondre à la demande, dans le respect des consignes gouvernementales. Dès un retour à des conditions sanitaires normales, les entreprises de travail temporaire seront en mesure d’accompagner leurs clients et de faciliter leur reprise d’activité en les aidant à trouver les ressources humaines dont elles auront besoin.

Les agences d’emploi sauront ainsi démontrer, une fois de plus, leur rôle d’intermédiaire responsable, présentes à tout moment aux côtés de leurs clients et de leurs salariés.

Source : Communiqué de presse, Prism’Emploi, 19 mars 2020

Baromètre Prism’Emploi – L’emploi intérimaire en décembre 2019 et bilan annuel

Comme chaque année, le Prism’Emploi a publié son baromètre sur l’intérim et le recrutement. Découvrons le bilan de l’année 2019 à travers le communiqué de presse diffusé par le Prism’Emploi.

Commentaire général pour l’année 2019

2019 a été une année contrastée pour les acteurs économiques en raison :

  • d’un ralentissement de la croissance du PIB (probablement 1,2 % cette année contre 1,5 % en 2018 et 2,3 % en 2017), sous l’effet d’un moindre investissement des entreprises, premier moteur de l’activité depuis 2017 ;
  • d’une déstabilisation en Europe tant politique (Brexit…) qu’économique (risque de récession en Allemagne) ;
  • de tensions commerciales et géopolitiques à l’international et de la montée des risques climatiques ;
  • d’une succession de contestations sociales, avec dans certains secteurs un impact significatif (distribution, hôtellerie-restauration, transports et logistiques) ;
  • et en parallèle, de la poursuite de la création d’emploi salarié en France (258 000 emplois créés – chiffres INSEE au 3ème trimestre 2019) bridée par des pénuries de compétence.

Une baisse modérée de l’emploi intérimaire en 2019 et la poursuite de l’essor de l’activité recrutement

Au cours de l’année 2019, l’emploi intérimaire diminue de -4,4 %. Les évolutions mensuelles sont comprises entre -0,6 % et -6,7 % marquant une relative homogénéité au cours de la période.

Cette contraction correspond à une baisse d’environ 33 000 emplois intérimaires en équivalent temps plein qu’il faut toutefois nuancer :

  • Celle-ci intervient après quatre années consécutives de développement au cours desquelles 280 000 emplois intérimaires ont été créés.
  • Parallèlement à l’intérim, le CDI intérimaire se déploie au rythme de 22 000 contrats supplémentaires pérennes recrutés par les agences d’emploi en 2019, permettant de limiter les effets de la baisse des contrats d’intérim à -11 000.

La loi de cohésion sociale de janvier 2005, a élargi le champ d’action des agences leur donnant la possibilité d’exercer, conjointement à l’intérim, une activité de recrutement.

En 2019, avec 110000 recrutements soit une hausse de 5% par rapport à 2018, les agences d’emploi apparaissent comme le premier recruteur de France.

Courbe globale de l’évolution des effectifs intérimaires (par mois)

Les évolutions mensuelles au cours de l’année 2019 sont comprises entre -0,6 % et -7,6 %. Le point le plus haut est survenu en novembre.

Courbe de l’évolution du nombre de recrutements (par année)

Des évolutions variées selon les secteurs

Avec -8,1 %, c’est dans l’industrie que la dégradation est la plus accentuée (avec des baisses mensuelles relativement homogènes). Ce secteur utilisateur affronte en effet plusieurs vents contraires : durcissement de la conjoncture internationale, difficultés spécifiques au marché allemand et profonde mutation de la construction automobile. Dans ce contexte, l’intérim qui joue souvent le rôle de variable d’ajustement à la hausse comme à la baisse, a été durement impacté.

Le BTP connait en revanche en 2019 des tendances mensuelles comprises entre -3,8 % et 12,9 %. Cette variabilité s’explique car l’intérim y joue un rôle central pour affronter les fluctuations d’activité, très marquées dans ce secteur, tant pour des raisons climatiques que conjoncturelles. En moyenne l’intérim y progresse de 2,9 % en 2019.

La légère dégradation du secteur du commerce (-2,2 %) masque également des évolutions mensuelles heurtées, liées aux comportements de consommation probablement perturbés par les crises sociales.

Après avoir été le secteur le plus dynamique entre 2015 et le premier semestre 2018, le secteur transports et logistique se situe en dessous de la moyenne des secteurs avec un recul de 6,1 % en 2019. Comme l’industrie, il est particulièrement exposé au commerce extérieur, en partie responsable de la baisse. Cette dégradation doit toutefois être mise en perspective avec un effet de base élevé : l’intérim a augmenté depuis 2015 de 45 % dans ce secteur, soutenu en premier lieu par les activités logistiques. En outre, la dégradation s’est atténuée au troisième trimestre pour repartir à la hausse au 4ème trimestre (+5,6 %).

En 2019, comme l’année précédente, les Services apparaissent comme un relais de croissance solide (+1,6 %) sous le double effet d’un développement de l’emploi dans ces secteurs et d’une progression du recours à l’intérim.

Tendance annuelle des effectifs intérimaires par secteur d’activité

Évolution sur l’année des effectifs intérimaires de chaque secteur d’activité

Des évolutions différentes selon les qualifications

L’élévation des qualifications des intérimaires s’est poursuivie en 2019, répondant aux besoins de compétences sur le marché du travail : les cadres et professions intermédiaires s’accroissent de +2,5 %, dans le même temps les employés reculent de -4,5 %, les ouvriers non-qualifiés de -5 % et les ouvriers qualifiés de -6,4 %.

Même si l’intérim concerne en majorité des emplois ouvriers, les « cols blancs » (employés, cadres et professions intermédiaires) comptent désormais pour 26 % des effectifs.

Tendance annuelle des effectifs intérimaires par qualification

La France des régions – Cumul annuel : janvier-décembre 2019 (%)

En 2019, l’emploi intérimaire diminue dans l’ensemble des régions, à l’exception de la Bretagne (+1,0 %). Au cours de l’année 2019, l’emploi intérimaire a enregistré une baisse de -4,4 % par rapport à 2018.

Evolution du nombre de cdi intérimaires signés

Évolution du nombre de CDI intérimaires depuis son entrée en vigueur

Commentaire général pour décembre 2019

Dans le prolongement des évolutions observées tout au long de l’année 2019 (-4,4 % en moyenne), le travail temporaire recule de -5,1 % en décembre.

  • C’est dans l’industrie (-10,2 %) que la tendance reste la plus défavorable, avec une nette dégradation par rapport au mois précédent (-4 points de moins qu’en novembre).
  • Avec -5,5 %, la situation observée dans le secteur du commerce, sans doute pénalisé par les mouvements sociaux, se situe à l’un des niveaux les plus bas observés cette année.
  • Les secteurs BTP (-3,8 %) et Services (-3,7 %), après avoir rebondi en novembre, connaissent un nouveau décrochage et retrouvent le trend des mois de septembre-octobre.
  • Seul le secteur des transports progresse en décembre (+7,6 %) et ce pour le troisième mois consécutif. La hausse de 5,6 % au 4ème trimestre intervient toutefois après 14 mois de recul continu.

Dans ce contexte, l’élévation du niveau des qualifications des intérimaires se poursuit : les cadres et professions intermédiaires continuent de progresser (+4,4 %), dans le même temps les employés reculent de -4,2 % et l’intérim ouvrier (qui compte pour 72 % des effectifs) diminue de -7,4 %.

La baisse des effectifs intérimaires enregistrée depuis le 4ème trimestre 2018 intervient dans un contexte caractérisé par les éléments suivants :

  • En forte croissance entre janvier 2015 et août 2018, l’emploi intérimaire se situe toujours à un niveau élevé ;
  • Avec plus de 82 300 CDI intérimaire signés à fin décembre 2019, cette forme de contrat poursuit son développement de façon complémentaire aux contrats d’intérim classiques.
    • Depuis un an, ce sont près de 27 000 CDII supplémentaires qui ont été recrutés par les agences d’emploi. Ainsi en tenant compte de ce type d’activité, la baisse de l’emploi intérimaire en décembre se limiterait à -2,4 %.

La majorité des secteurs est en baisse

L’emploi intérimaire est en hausse dans les transports (+7,6 %), mais diminue dans les services (-3,7 %), le BTP (-3,8 %), le commerce (-5,5 %) et l’industrie (-10,2 %).

La majorité des qualifications diminuent

L’emploi intérimaire augmente chez les cadres et professions intermédiaires (+4,4 %). Il recule chez les employés (-4,2 %), les ouvriers non qualifiés (-7,4 %) et les ouvriers qualifiés (-7,4 %).

Toutes les régions sont en baisse

En décembre 2019, l’ensemble des régions voient leurs effectifs intérimaires diminuer.

 

Le Prism’Emploi dresse un bilan de l’emploi intérimaire en 2018

Comme chaque année, le Prism’Emploi a publié son bilan de l’emploi intérimaire en 2018 qui a augmenté de 1,8% par rapport à l’année précédente. Le Groupe LIP revient sur les chiffres importants.

En ce début d’année 2019, le Prism’Emploi a publié son baromètre de l’emploi intérimaire sur l’année 2018. Retrouvez les derniers chiffres importants qu’il faut retenir.

Une progression de +1,8 % de l’emploi intérimaire en 2018

Au cours de l’année 2018, l’emploi intérimaire a progressé en moyenne de +1,8 %, correspondant à la création de près de 13 000 emplois en équivalent temps plein. Depuis la reprise du marché du travail temporaire en 2015, ce sont ainsi 200 000 emplois en équivalent temps plein qui ont été créés par le secteur.

Les évolutions trimestrielles ont été caractérisées par un premier semestre dynamique : +8,8 % au premier trimestre puis +4,8 % au deuxième. L’année s’est poursuivie par une stagnation au troisième trimestre avec -0,4 % et s’est conclue par un recul au quatrième trimestre de -4,8 %.

L’intérim représente une part relativement stable de l’emploi salarié en France entre 2,9% et 3,6%, depuis 2000.

Une nette augmentation pour les salariés cadres et les professions intermédiaires

En 2018, toutes les catégories professionnelles sont orientées à la hausse. Toutefois, les cadres et professions intermédiaires et les employés se démarquent avec une progression de +3,5 %. Les ouvriers qualifiés progressent de +1,3 % et les ouvriers non qualifiés de +0,9 %.

Le travail temporaire chez les ouvriers non qualifiés a été particulièrement dynamique au premier trimestre (+10,7 %) mais a connu une baisse qui s’est amplifiée tout au long de l’année (+3,8 % au deuxième trimestre, -2,7 % au troisième trimestre et -6,4 % au 4ème trimestre). Les métiers des ouvriers qualifiés ont connu le même type d’évolution mais avec des écarts moins marqués (entre +7,2 % au premier trimestre et -5,2 % au 4ème trimestre). Les cadres et professions intermédiaires et les employés connaissent également un ralentissement puis une baisse au 4ème trimestre mais de moins grande ampleur.

Les tendances mensuelles, comprises entre +10,4 % en mars et -5,9 % en décembre, sont restées positives jusqu’en août 2018. Le tassement observé à partir du mois de septembre a continué tout au long du 4e trimestre.

L’emploi intérimaire selon les secteurs d’activité

Les tendances trimestrielles par secteur ont été particulièrement volatiles, notamment dans les transports, qui sont passés de +17,0 % au premier trimestre à -8,9 % au quatrième trimestre. De même, mais dans une moindre mesure, l’industrie a connu une dégradation continue passant de +8,9% au premier trimestre à -9,1% au quatrième trimestre.

Le BTP et les services ont enregistré des évolutions moins heurtées et positives tout au long de l’année. Le BTP est ainsi resté dans une fourchette de tendances comprise entre +6,5 % au premier trimestre et +2,8 % au second. Dans le secteur des services, l’évolution a été particulièrement stable, comprise entre +6,9 % au premier trimestre à +4,6 % au quatrième.

Les évolutions sectorielles, relativement homogènes en 2017, ont été plus disparates en 2018. Avec +6,4 % sur l’année, le secteur des services a enregistré la plus forte croissance. Les secteurs du BTP et des transports ont connu un développement quasi similaire (respectivement +4,4 % et +3,8 %) tandis que le commerce a stagné (+0,4 %). Enfin, l’industrie a connu une dégradation continue sur l’année avec -0,4 %.

Quid de l’emploi intérimaire dans les régions de France ?

L’année dernière, l’emploi intérimaire a progressé dans toutes les régions de France, à l’exception de l’Occitanie (-0,7 %) et de la Normandie (-1,0 %). Les régions les plus dynamiques sont l’Auvergne-Rhône-Alpes (+5,1%), Provence-Alpes-Côte d’Azur (+3,9%) et Pays-de-la-Loire (+3,4%). Quant à la région Ile-de-France, l’emploi intérimaire a augmenté de +1,1% seulement.

Le CDI intérimaire continue de séduire les travailleurs temporaires

En 2018, 25 200 CDI intérimaires ont été signés en France, soit une moyenne de 2 100 nouveaux contrats chaque mois. Au total, depuis sa mise en place en 2014, 51 600 CDII ont été signés entre les agences d’emploi et les intérimaires. Si l’on tient compte de la création d’emploi en CDII, « la tendance annuelle de l’emploi intérimaire se situerait donc à près de +4,0 % au lieu de +1,8 %, hors CDII ».

Le CDII a été officiellement reconnu comme contrat de travail en septembre 2018, après plusieurs années de test concluant. Pour les intérimaires, il s’agit avant tout d’une solution alternative permettant de « bénéficier de la sécurité d’un CDI et de dispositifs de formation ». En effet, entre deux missions d’interim, le travailleur temporaire ayant signé un CDII est payé par son agence d’emploi et peut suivre une formation afin de compléter ses compétences professionnelles et décrocher davantage d’opportunités. Cela lui permet de percevoir une rémunération chaque mois. Quant aux entreprises utilisatrices, elles « conservent la souplesse du recours à un salarié pour des missions ponctuelles ». Enfin, les agences d’emploi comme LIP proposent des CDII aux intérimaires fidèles et compétents.

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